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Lecture – Le signal de MAXIME CHATTAM

Publié le par F.Curchod

750 pages ! Voilà la réaction que j’ai eue quand je l’ai reçue lors de mon dernier anniversaire.

Je dois dire que dans la plupart des cas, ce nombre de pages m’aurait rebuté. Mais là, on parle de Maxime Chattam ! Un auteur qui à une place particulière dans mon cœur. C’est grâce à lui que plus jeune, j’ai enfin réussi à sortir mon nez de l’heptalogie d’Harry Potter. C’est donc toujours un plaisir pour moi de replonger dans l’univers de ce grand monsieur du frisson (et depuis quelques années du fantastique).

Le signal est un livre très particulier. Déjà visuellement, sa couverture noire ainsi que sa tranche de la même couleur donnent immédiatement le ton. Sans parler de son titre écrit en blanc, presque fantomatique qui m’a très rapidement entrainé dans cette nouvelle histoire étonnante.

Malgré toute l’affection que j’ai pour cet auteur, j’étais un peu réticent à l’idée de me plonger dans un livre si imposant. Habituellement, je préfère des ouvrages tournants autour des 200 ou 300 pages. Cependant, il m’était déjà arrivé de lire quelque chose d'aussi conséquent. Mais depuis que j’écris de mon côté, je bouquine beaucoup moins et j’avais peur qu’il me prenne un temps fou à terminer. Et ça a un peu été le cas. Au moins sur les 400 premières pages, qui sont pour moi assez longues. C’était la première fois que je ressentais un sentiment de lassitude dans un roman de cet auteur. Comme si elles n’étaient que du remplissage.

Heureusement, le tiers final du bouquin est beaucoup plus intéressant. Le récit s’accélère lentement, jusqu’à devenir un sprint dans les 100 dernières pages que j’ai lues à bout de souffle. Tout à coup, les évènements s’enchaînent les uns derrière les autres sans pause et donnent à l'ultime partie du récit des aires de course contre le temps. Et c’est je pense, très clairement ce que veut nous faire ressentir l’auteur.

Le signal pourrait largement être comparé à un marathon. Les 40 premiers kilomètres se font en essayant de ne pas se mettre dans le rouge, pour finalement accélérer dans la dernière partie et finir au bord de l’abîme.

En définitive, j’ai apprécié. La première moitié était beaucoup trop longue à mon gout, mais elle sert le reste du récit. En le lisant, je ne saisissais pas vraiment où il voulait en venir avec tous ces morts disséminés sans liens aux quatre coins de la ville et c’est qu’en le refermant que j’ai compris. Il aurait été possible de faire le même ouvrage en occultant une partie de ces décès morbides, mais la fin n’aurait pas été la même. À partir du moment où vous savez de quoi sont capables les esprits de Mahingan Falls, vous vous imaginez des choses horribles arriver au travers de la ville. Maxime Chattam choisit de mettre en avant quelques situations effrayantes pour rendre la fin de son récit bien plus immersif. SPOIL : Lorsque les fantômes attaquent la localité, un simple cri vous fait entrevoir un épilogue affreux dans une maison aux alentours. Vous commencez à vous imaginer ce qui a pu arriver dans cette bâtisse. FIN DE SPOIL.

Cet ouvrage n’est pas un coup de cœur pour moi. J’ai apprécié, mais ça s’arrête là. Il y a pour moi des titres bien plus intéressants dans sa bibliographie, tels qu'in tenebris ou autre monde.

Ciao

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